Une vie de cheval – Budget temps, première approche

Chers Lecteurs,

Maintenant que notre vision de l’éthologie s’est un peu élargie et que nous connaissons un peu mieux les ancêtres d’Equus Caballus, il est temps pour nous de découvrir sa vie au naturel. Par facilité et pour garder un article de taille raisonnable, nous commencerons par quelques généralités, qu’il est parfois utile de rappeler.

Zoologiquement parlant, le cheval est une sous-famille d’équidés tout comme le poney, l’âne, le zèbre, le quagga,.. Les équidés étant la famille des mammifères ongulés c’est-à-dire la famille des animaux qui nourrissent leurs petits avec des mammelles et qui possèdent de la corne (le sabot) à un seul doigt par membre. Et bien qu’ils soient classés comme onguligrades, ce ne sont pas leurs sabots qui portent leur poids mais bien l’entièreté de leurs pieds dont chaque partie joue un rôle spécifique pour une bonne locomotion. A découvrir dans un prochain article!

Un cheval c’est aussi un herbivore! Il se nourrit de diverses plantes (graminées et légumineuses), et passe de 15 à 18 heures par jour à cette activité! Pour ce faire, il se déplace, choisit la plante qu’il souhaite manger et la coupe, parfois très ras grâce à la grande mobilité de sa lèvre supérieure, et recommence. Il s’alimente donc par petites doses successives entrecoupées de déplacements. Et de fait, ce mode opératoire est tout à fait adapté à son système digestif, que nous pourrons étudier un peu plus tard. Sans oublier qu’au naturel, il doit aussi se rendre au point d’eau.

Un cheval c’est également un animal grégaire c’est-à-dire qu’il vit en groupe, qu’il s’agisse d’un groupe familial ou d’un groupe de mâles célibataires. On observe parfois, dans de rares cas, un cheval qui vit seul mais cela reste une exception. Au sein de ces groupes on observe tout un panel de comportements sociaux qui n’ont pas encore révélé tous leurs secrets. Nous pourrons détailler l’état actuel des connaissances scientifiques à ce sujet dans d’autres articles. Patience!

Par contre, le cheval n’est pas un animal territorial à proprement parler. Il vit sur un « domaine vital » soit un espace assez grand pour couvrir les besoins du groupe et dont la superficie dépend donc de la taille du groupe, de l’implantation des diverses ressources nécessaires et des saisons. C’est pourquoi certains groupes vivent sur 1 km² et d’autres sur 80 km². Ce domaine vital n’est pas réellement défendu et donc, les domaines de plusieurs groupes peuvent se superposer.

Dernière chose, évidente mais tant pis, le cheval est un animal-proie. Ce qui signifie qu’il se méfie de tout ce qui peut représenter un prédateur, y compris l’homme, et que sa première défense sera toujours la fuite, à moins qu’on ne lui laisse pas cette possibilité!

Une journée de cheval : le TOP CINQ! 

Bien que toutes les activités du cheval soient morcelées, les éthologues ont tenté de repérer le budget temps du cheval c’est-à-dire la répartition de ses activités sur une journée de 24 heures. Bien sûr, un jour n’est pas l’autre, une jument gestante passe plus de temps à s’alimenter… mais il reste quelques grandes lignes à considérer impérativement si l’on veut offrir à son compagnon une vie digne de lui et la plus proche possible de celle qu’il aurait en liberté.

ChartGo

A comparer avec le budget temps d’un cheval au box qui ne souffre pas de tic mais qui a un accès limité au foin, un visuel avec ses voisins mais pas de contact.

ChartGo (2)

J’affiche clairement ici un parti-pris contre la vie en box et j’ai volontairement choisi de comparer deux extrêmes. Pour une première approche, je trouvais cela plus parlant. On voit clairement que l’activité principale du cheval, se déplacer et/pour s’alimenter, s’est transformée en … IMMOBILITE! Il y aurait pas comme un souci, là?! Et ne me dites pas qu’en sortant 4 heures par jour dans un paddock, c’est déjà BEAUCOUP mieux! C’est mieux, puisqu’il existera des contacts sociaux et que le cheval pourra se déplacer mais cela restera loin des 15 heures moyennes de brouting et marche nécessaires à son bien-être. Et parmi les conséquences de la vie en box, je pourrai citer: les tics à l’appui, coliques, ulcères, engorgements récurrents après le moindre travail, stress, ennui, …

Bref, s’il fallait retenir deux choses du présent article ce serait: « Le cheval est un animal SOCIAL a deux besoins fondamentaux non négociables: marcher et manger 15 heures par jour avec des copains ».

Merci pour votre lecture et à bientôt!

N’hésitez pas à commenter, compléter, réagir,… et si vous aimez, partagez!  Merci!

Horses Hints

Une réflexion sur “Une vie de cheval – Budget temps, première approche

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