Hippothérapie : 2-Pour qui?

Chers Lecteurs,

Dans le premier article de cette série, nous avons éclairci la notion d’hippothérapie. Dans les lignes qui suivent, nous nous intéresserons à ses bénéficiaires. Je ne prétends pas être exhaustive tant les handicaps, les maladies, les symptômes et les conséquences de ceux-ci sont nombreux et propres, finalement, à chacun. Je souhaite seulement vous donner une bonne idée des personnes qui peuvent bénéficier de séances particulières avec le cheval dans un but thérapeutique. Que les fidèles me pardonnent le côté indigeste de ce qui va suivre: il faut en passer par-là pour aborder d’autres sujets importants qui tolèrent une approche plus « fun ».

Dans un souci de clarté, j’ai sciemment divisé les bénéficiaires possibles en groupes clairs et définis. Ce n’est pas le strict reflet de la réalité qui nous montre bien souvent un mélange de troubles chez une même personne. Par exemple: laxité ligamentaire et hypotonie en plus de la déficience mentale, pour la trisomie 21.

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Un premier groupe-cible serait celui des personnes souffrant d’un handicap physique. On pense bien sûr aux personnes atteintes d’une infirmité motrice cérébrale (IMC), aux personnes paraplégiques, tétraplégiques ou hémiplégiques, aux personnes atteintes d’une myopathie, aux personnes polyhandicapées ou encore à celles et ceux qui souffrent de malformations (spina bifida etc…)  ou qui ont subi une amputation.  N’oublions pas les déficients visuels et auditifs, les victimes de la poliomyélite et de la sclérose en plaques ainsi que les personnes présentant divers problèmes de dos.

Dans tous les cas de problèmes physiques, il est indispensable de demander l’avis et l’accord d’un médecin spécialiste avant d’entreprendre une thérapie avec les chevaux. Il déterminera les activités possibles et les interdits dans un souci de sécurité et de bien-être de la personne.

Un deuxième groupe serait celui des personnes souffrant d’un handicap mental ou d’une maladie mentale. L’autisme, la trisomie 21, la déficience intellectuelle légère à sévère mais aussi la dépression, l’anxiété, les troubles de l’attention, l’hyperactivité, la schizophrénie, les troubles bipolaires… En oubliant pas que le concept de maladie laisse entrevoir un espoir d’amélioration ou de guérison contrairement au concept de handicap qui désigne un état à très long terme et avec très peu ou pas d’amélioration possible.

Notez aussi que plusieurs troubles que je mentionne permettent un réel apprentissage de l’équitation grâce à une pédagogie adaptée et au respect des limites posées par ces troubles. (On ne propose pas un cross avec obstacles fixes à une personne déficiente visuelle.)

A noter également: il existe une offre grandissante de stages et ateliers axés sur le développement personnel avec l’aide du cheval. Ils permettent, entre autres choses, à des personnes « comme vous et moi » de découvrir ce qui les freinent, les bloquent ou au contraire les poussent en avant. Attention: il ne s’agit pas de thérapie!

Merci pour votre attention, Chers Lecteurs, et à la semaine prochaine pour une nouvelle page consacrée cette fois aux praticiens!

2 réflexions sur “Hippothérapie : 2-Pour qui?

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